Collections

L’héritage culturel de Château Haut-Brion est palpable, avec le sentiment que, même si plus de quatre-vingt ans se sont écoulés depuis l’achat de Château Haut-Brion par Clarence Dillon en 1935, ses héritiers veillent avec dévouement sur les traditions.

La bibliothèque de Château Haut-Brion

La bibliothèque conçue par le Prince Robert de Luxembourg au Château Haut-Brion, ainsi que le musée d’objets liés à l’histoire de la vigne et du vin créé en 2009 attestent sans équivoque de l’importance qu’ont toujours revêtue la culture et le patrimoine pour la famille Dillon. Elle compte aujourd’hui près de 3000 ouvrages consacrés à l’histoire de la gastronomie, de l’agriculture, de la vigne et du vin, dans le monde entier. La plus ancienne pièce de cette très rare collection est un manuscrit datant du VIe siècle, donné par un monastère chrétien, en Egypte, à un fermier local, pour des plants de vigne. Y figurent également les anciens registres des vendanges de Haut-Brion aux XVIIIème et XIXème siècles, des journaux détaillant le travail accompli par différents ouvriers et vendangeurs, des bulletins météorologiques sur plusieurs siècles et une collection de lettres précieuses écrites par les propriétaires et visiteurs du domaine. L’une d’elles est particulièrement émouvante, car rédigée à la main par le Comte Joseph de Fumel en 1794, quelques semaines seulement avant qu’il soit guillotiné. Dans cette lettre, il laisse des instructions à Sieur Giraud, intendant de Haut-Brion, sur les soins à accorder aux vignes, les meilleures dates pour vendanger, le nombre d’ouvriers à embaucher, le salaire à verser, quand tailler, et comment entretenir le château et ses dépendances « en son absence ».

Une collection d’œuvres et d’antiquités

Cette bibliothèque vient compléter les remarquables collections d’œuvres d’art et d’antiquités assemblées dans les trois domaines vinicoles de la famille Dillon. Tous trois étant bâtis sur des terres viticoles depuis l’époque romaine, il est logique qu’y soient soigneusement conservés certains des premiers objets liés à la production et à la consommation du vin. À Haut-Brion, on trouve des reliques romaines, grecques et étrusques, dont des amphores, de la monnaie et toutes sortes de réceptacles pour boire. La collection d’oeuvres d’art, principalement du 18ème siècle, s’est enrichie pour trouver avec sa résidence parisienne et le restaurant Le Clarence un écrin à sa mesure.

La bibliothèque conserve également 28 lettres autographes signées, ainsi que 90 manuscrits, parmi lesquels neuf rouleaux de parchemin, dont sept en japonais. Parmi ces lettres, certaines se distinguent par leur caractère tout à fait exceptionnel. On y trouve notamment des lettres autographes signées de grandes figures de l’histoire politique, telles que Winston Churchill, mais aussi d’artistes majeurs comme Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir ou Henri de Toulouse-Lautrec, sans oublier des personnalités emblématiques de la gastronomie.

 

Figure également une lettre particulièrement remarquable de Thomas Jefferson adressée au baron Hyde de Neuville, datée du 13 décembre 1818, dans laquelle l’ancien président des États-Unis exprime son admiration pour les vins français, qu’il érige en modèle d’excellence.

 

Comptant parmi les pièces les plus précieuses de la bibliothèque, ces témoignages mettent en lumière le rayonnement de Château Haut-Brion bien au-delà du monde viticole, jusque dans les domaines politique, gastronomique et artistique.